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Ce sont les Grecs, puis les Romains, installés dans cette région propice, qui furent les premiers à mesurer tout l’intérêt de se lancer dans la viticulture
et de s’ouvrir au commerce du vin.
Ainsi la vigne fut plantée dans le Blayais bien avant qu’elle ne le soit dans le Médoc, pourtant si proche.
La renommée des crus gagna rapidement Rome : les domaines viticoles se développèrent rapidement le long de la côte de l’estuaire, profitant d’un transport
maritime dynamique et florissant . |
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Moyen Age
Au Moyen Age les vignes héritées des Romains n’avaient pas disparu, et le vin gardait toute sa notoriété, même si le vignoble s’était réduit pour se cantonner aux abords des ports
d’embarquement.
Louis XIV
Sous Louis XIV, la position stratégique de Blaye s’affirma avec la construction de la citadelle par Vauban. Il estima qu’elle là fut la plus grande réussite de
sa carrière. Sa vocation militaire au cours de 5 siècles suivants perturba considérablement l’activité commerciale de la région.
Le XVIII ème
Le calme revenu, le XVIIIème siècle fut le témoin du retour à une vie paisible. De nouvelles expériences d’encépagement, des méthodes de culture optimisées
et des procédés de vinification innovants pour l’époque, apportèrent au marché du vin un sang neuf assorti d’une nouvelle prospérité.
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L'épreuve
Hélas, Blaye n’échappa pas aux terribles fléaux qui ravagèrent le vignoble français dans la seconde moitié du XIXème siècle. Ainsi, la production de vins en Blayais
chuta en 1853 à 10% de la récolte normale.
Il fallut tout le courage, tout l’espoir et toute la passion des hommes du terroir pour redonner petit à petit au vignoble ses lettres de noblesse.
Ce n’est qu’ à partir de 1860 que les progrès commencèrent à donner des résultats qualitatifs plus marquants, réouvrant les portes du commerce avec
Paris, puis la Hollande, l’Angleterre, la Belgique, l’Allemagne…
Le siècle des progrès
En 1905 la création des Appellations d’Origines (délimitation administrative ayant comme origine les usages locaux) ouvrit la voie d’un siècle de progrès
techniques et législatifs. Avec tout d’abord la création de l’AO « Bordeaux » en 1908, puis en 1935 l’établissement des fameuses AOC qui, dé lors, réglementent
les aires de production, l’encépagement, le rendement autorisé à l’hectare et le degré alcoolique minimum naturel du raisin. C’est en 1938 que sont créés
l’AOC première Côtes de Blaye : Premières Côtes de Blaye Rouge, Premières Côtes de Blaye Blanc et Blaye Rouge
De nos jours
Durant la deuxième moitié du XXème siècle c’est l’avènement de « l’œnologie moderne » chèrement défendue par le grand Œnologue Bordelais Emile
Peynaud.
Puis dans les années 80-90 c’est au tour de la viticulture de faire sa révolution de la qualité à laquelle les jeunes vignerons de Blaye ont largement contribué en se
regroupant en 1987 sous l’égide de la Maison du vin de Blaye.
Ces récentes évolutions permettent aujourd’hui la renaissance de l’AOC Blaye rouge, promise à un bel avenir… |
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